3
A la fin de la nuit c’était toujours aussi chaud et humide. La pluie avait cessé mais ça faisait aucune différence, je dégoulinais pareil. J’étais épuisé à ne rien faire. Par ce climat, juste mettre un pas devant l’autre ou simplement respirer, ça vous pompe toute votre énergie. En plus moi je manquais de repos et j’avais rien bouffé depuis la veille. J’étais en planque à côté d’une boutique où on pouvait acheter des bijoux en plastoque, des DVD piratés et des portes-bonheur, j’attendais que le vieux se décide enfin à fermer. J’avais choisi celle-là sans raison particulière, à part que le quartier avait l’air pas trop fréquenté ni trop surveillé par les flics. J’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais. Je m’étais simplement trainé toute la nuit d’un quartier à l’autre à la recherche de l’inspiration et j’étais arrivé là. Il me semble que le fameux marché flottant était pas loin, ça me faisait une belle jambe. Je me suis un peu réveillé quand le vieux a éteint toutes ses lumières. Le ciel commençait à devenir gris. Je me suis dégourdi les membres, j’étais enkilosé, les mauvaises courbatures des nuits blanches. Quand il est enfin sorti pour baisser son rideau de fer je me suis mis en route et les premiers rayons de soleil ont fait étinceler les sommets des buildings du quartier d’affaire, on se serait cru dans un film. Il s’est passé deux ou trois secondes le temps que j’arrive à sa hauteur, deux ou trois secondes pendant lesquelles j’ai gambergé alors que je voulais rester concentré mais c’était plus fort que moi. Flic, taulard, privé à la manque et maintenant braqueur, j’avais tout fait. Toutes les conneries possibles, j’avais donné dedans comme le pire des débutants ! Et braqueur pourquoi ? Pour poursuivre une enquête qui n’intéressait plus que moi, une enquête qui aurait du prendre fin à l’instant même où Owzarek avait calanché. Une enquête pour rien, une enquête pour personne.
Quand j’ai montré mon arme au grand-père il s’est figé. Je faisais une tête de plus que lui. Je lui ai dit d’entrer. J’ai parlé en Français mais il a pigé, en tout cas il est entré. Je l’ai regardé dans les yeux, j’ai pris mon air le plus méchant. Nous étions dans le noir mais la lumière de dehors pénétrait assez pour qu’on y voit un peu. Du bout du canon j’ai désigné la caisse. Quand il l’a ouverte le tintement a brisé le silence du magasin et a rompu le charme, jusqu’alors on aurait pu écouter le soleil se lever. Il a voulu me dire quelque chose mais je l’ai fait taire en brandissant mon flingue comme un tueur. A cet instant toute l’affaire a cessé de m’intéresser. J’ai eu envie de foutre le camp, de laisser tomber, ou alors de m’en coller une maintenant, c’était le moment où jamais. Le vieux a du sentir que quelque chose se passait. Il ne bougeait plus. Il me fixait avec intensité, une liasse de billet à la main. Il m’a parlé doucement, je pigeais pas un mot. J’avais envie d’en finir. J’étais pas à ma place ici, j’étais à ma place nulle part. D’un coup la porte de l’arrière-boutique s’est ouverte. Un jeune a surgi avec un fusil et m’a ramené au monde réel. Il devait avoir quatorze ans à tout casser. C’était à mon tour de paniquer, qu’est-ce que je pouvais faire, j’allais pas descendre tout le monde pour une poignée de billets ? Dans la rue j’ai entendu des klaxons et des bruits de moteurs. On les a entendus tous les trois, ça nous a distrait. J’ai reculé en les tenant tous les deux en joue, j’ai reculé lentement, un pas après l’autre, comme dans un western. Une fois sur le pas de la porte j’ai tourné les talons et j’ai foutu le camp en courant, j’ai couru cinquante mètres et dans cette chaleur humide c’était comme si je m’étais tapé un marathon entier. J’étais gluant de sueur, j’avais des fourmis partout, ça m’a remis les idées en place. J’y suis retourné. Ca faisait pas cinq minutes que j’étais parti. Ils n’avaient pas encore fermé le rideau et les flics n’étaient pas venus. Le jeune avait posé le fusil, ils buvaient un truc. Il y avait un peu plus de lumière dans la boutique, dans la rue aussi. C’était l’aube, c’était le pire moment pour faire ce que je voulais faire.
J’ai surgi comme un dément. Je voulais choper le fusil avant le mome, au besoin lui foutre un coup de crosse dans la gueule pour le calmer, mais ça c’est pas du tout passé comme ça. C’est lui qui a eu le fusil en premier et j’ai lu dans ses yeux qu’il hésiterait pas, alors j’ai tiré. Boum-boum, comme on m’avait appris, en plein torse, et ça a pas fait un pli. Je les ai tué tous les deux. Il y a eu un instant d’immobilité totale. J’ai cru que les anges allaient venir m’enlever, ou alors que j’allais tomber raide moi aussi, foudroyé par une crise cardiaque. Finalement rien ne s’est passé. J’étais assailli par la sensation d’être en train de de rêver, englué dans un cauchemar, cette sensation allait et venait comme une pulsation démente et qui m’empêchait de penser. Tous les deux avaient basculé derrière le comptoir, de la rue on pouvait pas les voir. Ils baignaient dans leur sang. J’ai pris le fric et c’est là que j’ai vu que le vieux était un robot. Il s’était reourné en tombant et j’ai vu les fils sortir de la plaie qui lui ouvrait le dos. J’ai aussi vu un bout de circuit imprimé qui flottait dans le sang. J’ai pas réagi, j’ai juste enregistré ça pour plus tard. J’ai pris le fric et je me suis tiré.
J’ai trouvé un hôtel, j’ai payé deux nuits d’avance. La chambre était toute petite et très basse de plafond, on se serait cru dans la partie supérieure d’un camping-car. Je me suis allongé, j’ai allumé la télé et c’est là que j’ai enfin pris conscience de ce que j’avais fait et de ce que j’avais vu. J’ai regardé mon flingue. Je l’ai fourré sous le lit. Je suis descendu à la réception acheter au type un litre de whisky. C’est ce qu’il me fallait. Ca faisait deux semaines que j’avais pas dormi dans un lit et j’en profitais pas beaucoup. J’essayais de noyer à coup d’alcool mes pensées morbides, ça marchait pas aussi bien que j’aurais voulu.
Au bout d’un moment je me suis endormi. Ce que je ne savais pas c’est que ces quelques heures de sommeil seraient les dernières et que tout cet alcool bu serait le dernier. Au moment où je tape ces lignes, ça fait trois semaines que je n’ai ni dormi, ni mangé, ni bu. Je n’en ai plus éprouvé le besoin et quand je me suis forcé ça c’est mal passé. J’ai eu des attaques de panique à essayer de rester allongé les yeux fermés. J’ai vomi tout ce que j’ai tenté d’ingurgiter, solide ou liquide, et j’ai craché un peu de sang en prime. Comme je ne suis pas totalement stupide j’ai vite cessé d’essayer. J’étais terrifié. Je comprenais pas ce qui m’arrivait encore. Est-ce que je devenais dingue ? Est-ce que j’avais chopé une espèce de maladie ? J’ai passé 48 heures à flipper dans ma minuscule chambre d’hôtel et puis j’ai fini par me ressaisir et reprendre l’enquête, de toute façon il me restait que ça à faire.
Quand j’ai montré mon arme au grand-père il s’est figé. Je faisais une tête de plus que lui. Je lui ai dit d’entrer. J’ai parlé en Français mais il a pigé, en tout cas il est entré. Je l’ai regardé dans les yeux, j’ai pris mon air le plus méchant. Nous étions dans le noir mais la lumière de dehors pénétrait assez pour qu’on y voit un peu. Du bout du canon j’ai désigné la caisse. Quand il l’a ouverte le tintement a brisé le silence du magasin et a rompu le charme, jusqu’alors on aurait pu écouter le soleil se lever. Il a voulu me dire quelque chose mais je l’ai fait taire en brandissant mon flingue comme un tueur. A cet instant toute l’affaire a cessé de m’intéresser. J’ai eu envie de foutre le camp, de laisser tomber, ou alors de m’en coller une maintenant, c’était le moment où jamais. Le vieux a du sentir que quelque chose se passait. Il ne bougeait plus. Il me fixait avec intensité, une liasse de billet à la main. Il m’a parlé doucement, je pigeais pas un mot. J’avais envie d’en finir. J’étais pas à ma place ici, j’étais à ma place nulle part. D’un coup la porte de l’arrière-boutique s’est ouverte. Un jeune a surgi avec un fusil et m’a ramené au monde réel. Il devait avoir quatorze ans à tout casser. C’était à mon tour de paniquer, qu’est-ce que je pouvais faire, j’allais pas descendre tout le monde pour une poignée de billets ? Dans la rue j’ai entendu des klaxons et des bruits de moteurs. On les a entendus tous les trois, ça nous a distrait. J’ai reculé en les tenant tous les deux en joue, j’ai reculé lentement, un pas après l’autre, comme dans un western. Une fois sur le pas de la porte j’ai tourné les talons et j’ai foutu le camp en courant, j’ai couru cinquante mètres et dans cette chaleur humide c’était comme si je m’étais tapé un marathon entier. J’étais gluant de sueur, j’avais des fourmis partout, ça m’a remis les idées en place. J’y suis retourné. Ca faisait pas cinq minutes que j’étais parti. Ils n’avaient pas encore fermé le rideau et les flics n’étaient pas venus. Le jeune avait posé le fusil, ils buvaient un truc. Il y avait un peu plus de lumière dans la boutique, dans la rue aussi. C’était l’aube, c’était le pire moment pour faire ce que je voulais faire.
J’ai surgi comme un dément. Je voulais choper le fusil avant le mome, au besoin lui foutre un coup de crosse dans la gueule pour le calmer, mais ça c’est pas du tout passé comme ça. C’est lui qui a eu le fusil en premier et j’ai lu dans ses yeux qu’il hésiterait pas, alors j’ai tiré. Boum-boum, comme on m’avait appris, en plein torse, et ça a pas fait un pli. Je les ai tué tous les deux. Il y a eu un instant d’immobilité totale. J’ai cru que les anges allaient venir m’enlever, ou alors que j’allais tomber raide moi aussi, foudroyé par une crise cardiaque. Finalement rien ne s’est passé. J’étais assailli par la sensation d’être en train de de rêver, englué dans un cauchemar, cette sensation allait et venait comme une pulsation démente et qui m’empêchait de penser. Tous les deux avaient basculé derrière le comptoir, de la rue on pouvait pas les voir. Ils baignaient dans leur sang. J’ai pris le fric et c’est là que j’ai vu que le vieux était un robot. Il s’était reourné en tombant et j’ai vu les fils sortir de la plaie qui lui ouvrait le dos. J’ai aussi vu un bout de circuit imprimé qui flottait dans le sang. J’ai pas réagi, j’ai juste enregistré ça pour plus tard. J’ai pris le fric et je me suis tiré.
J’ai trouvé un hôtel, j’ai payé deux nuits d’avance. La chambre était toute petite et très basse de plafond, on se serait cru dans la partie supérieure d’un camping-car. Je me suis allongé, j’ai allumé la télé et c’est là que j’ai enfin pris conscience de ce que j’avais fait et de ce que j’avais vu. J’ai regardé mon flingue. Je l’ai fourré sous le lit. Je suis descendu à la réception acheter au type un litre de whisky. C’est ce qu’il me fallait. Ca faisait deux semaines que j’avais pas dormi dans un lit et j’en profitais pas beaucoup. J’essayais de noyer à coup d’alcool mes pensées morbides, ça marchait pas aussi bien que j’aurais voulu.
Au bout d’un moment je me suis endormi. Ce que je ne savais pas c’est que ces quelques heures de sommeil seraient les dernières et que tout cet alcool bu serait le dernier. Au moment où je tape ces lignes, ça fait trois semaines que je n’ai ni dormi, ni mangé, ni bu. Je n’en ai plus éprouvé le besoin et quand je me suis forcé ça c’est mal passé. J’ai eu des attaques de panique à essayer de rester allongé les yeux fermés. J’ai vomi tout ce que j’ai tenté d’ingurgiter, solide ou liquide, et j’ai craché un peu de sang en prime. Comme je ne suis pas totalement stupide j’ai vite cessé d’essayer. J’étais terrifié. Je comprenais pas ce qui m’arrivait encore. Est-ce que je devenais dingue ? Est-ce que j’avais chopé une espèce de maladie ? J’ai passé 48 heures à flipper dans ma minuscule chambre d’hôtel et puis j’ai fini par me ressaisir et reprendre l’enquête, de toute façon il me restait que ça à faire.
4
J’ai conclu ce passage à vide par une partie de roulette Russe, je devais bien ça à Bourdon. J’ai pas perdu. J’ai passé une heure ou deux à regarder le flingue en me demandant si je devais rejouer et puis j’ai eu des nausées. J’ai foncé hors de ma chambre, les chiottes étaient dans le couloir. Par chance ils étaient inoccupés. Je me suis vidé. Ca m’a laissé le souffle coupé, sans aucune force, obligé de m’asseoir dans la cabine étroite et surchargée de ma puanteur. J’ai attendu de récupérer un peu. Quand ma faiblesse s’est atténuée je me suis relevé et suis sorti sans me préoccuper de ce que je laissais derrière moi. Ils se démerderaient. J’ai pris une douche, regagné ma chambre et me suis allongé sur le lit le temps que mes forces reviennent complêtement. J’ai avisé mes habits dégueulasses, j’avais passé quinze jours à les porter sans jamais me laver et la pluie qui m’avait dégringolé dessus la nuit de mon arrivée avait achevé de les ruiner. Il a fallu que je les mette une dernière fois pour sortir en acheter des neufs.
C’est plus tard dans la journée que je me suis rendu compte que je pouvais plus me nourrir sans vomir tripes et boyaux. J’ai mis ça sur le compte du dépaysement, de l’horreur dans laquelle je pataugeais, de tout ce qu’on veut. Je me suis jeté dans l’enquête. Au bout de trois jours sans manger, boire ni dormir, et alors que je me sentais pas spécialement plus faible, j’ai paniqué légèrement. Je me suis demandé si j’allais pas crever, à ce rythme. De toute façon je pouvais rien y faire. Dans mes moments d’optimisme, je me disais que ça servait à rien de me mettre martel en tête, que je mangerais quand j’aurais faim et que je dormirais quand j’aurais sommeil. J’ai décidé de faire confiance à mon organisme, de considérer qu’il savait ce qu’il faisait, de ne pas m’inquiéter tant que je souffrirais pas. Et puis, c’était pas comme si mon but était de vivre le plus longtemps possible.
Après trois jours d’enquête j’avais appris que les camions transportaient les corps jusqu’à une usine où ils étaient transformés en nourriture industrielle. Bouffe pour chat, pour chien, blancs de poulets, steaks hachés congelés, pizzas, etc., et toute cette bouffe finissait conditionnée dans des EVP que des porte-conteneurs d’un tonnage bien moindre que celui du Pharaon Noir se chargeait de distribuer un peu partout dans le monde.
Je connaissais désormais tout le cycle. On remplaçait les humains par des robots. Les cadavres devenaient de la nourriture donnée à manger aux humains restants, qui seraient sans doute un jour ou l’autre transformés en robots à leur tour. Jusqu’à quand ? Qu’il y ait plus que des robots ? Au profit de qui, au juste ? Et alors, tous ces cadavres, toute cette viande, quoi ? Qui la mangerait ? Tout ça rimait à rien. C’était juste un cauchemar, le délire d’un cerveau malade et même pas cohérent. Je trouvais aucun mobile et ça m’intéressait de moins en moins. Je pensais surtout à Myriam, je recommençais à lui parler dans ma tête, à écouter ses réponses et à dialoguer avec elle. Ca se passait pas trop mal.
J’avais découvert un complot destiné à mettre fin à l’espèce humaine et je m’en foutais, de toute façon je comptais mourir prochainement. J’avais découvert un crime impossible et pourtant il se passait sous mes yeux. J’avais tout observé, tout noté, j’avais toutes les preuves. Pouvais-je y mettre fin ? Pouvais-je y faire quelque chose ? Non. Je pouvais rien faire. Je pouvais rien faire du tout.
C’est plus tard dans la journée que je me suis rendu compte que je pouvais plus me nourrir sans vomir tripes et boyaux. J’ai mis ça sur le compte du dépaysement, de l’horreur dans laquelle je pataugeais, de tout ce qu’on veut. Je me suis jeté dans l’enquête. Au bout de trois jours sans manger, boire ni dormir, et alors que je me sentais pas spécialement plus faible, j’ai paniqué légèrement. Je me suis demandé si j’allais pas crever, à ce rythme. De toute façon je pouvais rien y faire. Dans mes moments d’optimisme, je me disais que ça servait à rien de me mettre martel en tête, que je mangerais quand j’aurais faim et que je dormirais quand j’aurais sommeil. J’ai décidé de faire confiance à mon organisme, de considérer qu’il savait ce qu’il faisait, de ne pas m’inquiéter tant que je souffrirais pas. Et puis, c’était pas comme si mon but était de vivre le plus longtemps possible.
Après trois jours d’enquête j’avais appris que les camions transportaient les corps jusqu’à une usine où ils étaient transformés en nourriture industrielle. Bouffe pour chat, pour chien, blancs de poulets, steaks hachés congelés, pizzas, etc., et toute cette bouffe finissait conditionnée dans des EVP que des porte-conteneurs d’un tonnage bien moindre que celui du Pharaon Noir se chargeait de distribuer un peu partout dans le monde.
Je connaissais désormais tout le cycle. On remplaçait les humains par des robots. Les cadavres devenaient de la nourriture donnée à manger aux humains restants, qui seraient sans doute un jour ou l’autre transformés en robots à leur tour. Jusqu’à quand ? Qu’il y ait plus que des robots ? Au profit de qui, au juste ? Et alors, tous ces cadavres, toute cette viande, quoi ? Qui la mangerait ? Tout ça rimait à rien. C’était juste un cauchemar, le délire d’un cerveau malade et même pas cohérent. Je trouvais aucun mobile et ça m’intéressait de moins en moins. Je pensais surtout à Myriam, je recommençais à lui parler dans ma tête, à écouter ses réponses et à dialoguer avec elle. Ca se passait pas trop mal.
J’avais découvert un complot destiné à mettre fin à l’espèce humaine et je m’en foutais, de toute façon je comptais mourir prochainement. J’avais découvert un crime impossible et pourtant il se passait sous mes yeux. J’avais tout observé, tout noté, j’avais toutes les preuves. Pouvais-je y mettre fin ? Pouvais-je y faire quelque chose ? Non. Je pouvais rien faire. Je pouvais rien faire du tout.
la suite (et fin) jeudi prochain